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	<title>Les chroniques du patio &#187; tranches de vie</title>
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	<description>Là où fleurent bon la résine de synthèse et le p'tit rosé estival</description>
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		<title>Quid de la responsabilité collective?</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 13:58:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
				<category><![CDATA[tranches de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Une tristesse infinie. C&#8217;est ce qui m&#8217;habite quand je pense à cette histoire des deux frères retrouvés morts, le décès du premier entraînant le décès du second, incapable de subvenir à ses besoins de base. Triste, mais aussi dubitative. En &#8230; <a href="http://www.chroniquesdupatio.ca/2010/09/07/quid-de-la-responsabilite-collective/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une tristesse infinie. C&#8217;est ce qui m&#8217;habite quand je pense à cette histoire des deux frères retrouvés morts, le décès du premier entraînant le décès du second, incapable de subvenir à ses besoins de base.</p>
<p>Triste, mais aussi dubitative. En écoutant les reportages et surtout l&#8217;entrevue donnée par Paul Brunet à RHR ce matin, des questions me sont venues à l&#8217;esprit. On pourrait croire que dans l&#8217;anonymat des grandes villes, ce genre de drame s&#8217;explique. On ne connaît pas ses voisins, on ne leur parle pas, on ignore tout de leur vie. Mais dans un petit village ou tout le monde se connaît? Et puis, même si la dame du CLSC voulait faire quelque chose, le &laquo;&nbsp;refus de traitement&nbsp;&raquo; existe. Même quand on doute que ce soit la bonne décision. Ne reste alors que la surveillance discrète de l&#8217;entourage.</p>
<p>J&#8217;ai de bons rapports avec mon voisinage immédiat. Ma voisine préférée a déménagé cet été, et nous sommes allés nous présenter aux nouveaux arrivants. Je n&#8217;en suis pas encore à un degré d&#8217;intimité avec eux qui me permettrait de faire ce que je faisais avec J., c&#8217;est à dire de lui emprunter sa voiture en cas d&#8217;urgence, de patauger dans la piscine ou de partager un verre de rouge. Mais j&#8217;ose espérer que nous en viendrons à pouvoir nous inquiéter mutuellement si je ne vois pas de mouvements chez eux pendant quelques jours et qu&#8217;inversement, ils viendront vérifier si nous semblons trop tranquille.</p>
<p>Pour moi, tout cela va de soi. Mais je réalise que ce n&#8217;est pas le cas pour tous. Et loin de moi l&#8217;idée de jeter la pierre aux voisins des frères décédés. Ce n&#8217;est pas vrai que la localisation géographique rend les gens plus près les uns des autres. Et certains ont probablement de bonnes raisons d&#8217;être méfiants et de ne pas s&#8217;ouvrir aux autres. Mais cela aussi est d&#8217;une infinie tristesse&#8230;</p>
<p>À une époque ou nous avons tous, semble-t-il, beaucoup de droits et très peu de responsabilités, je crois profondément que nous avons une responsabilité collective à l&#8217;égard des uns et des autres. J&#8217;ai envie de croire que le fait de m&#8217;inquiéter de mes voisins sera réciproque, à condition que je ne sois pas une vieille chipie. J&#8217;ai envie de croire que la notion de communauté existe encore. J&#8217;ai besoin de sentir que j&#8217;appartiens, et pas seulement en pensée, à une collectivité composée d&#8217;humains qui, comme disent les anglais, &laquo;&nbsp;care&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Suis-je trop idéaliste?</p>
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		<title>Regarder la mort en face</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Sep 2010 20:51:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
				<category><![CDATA[tranches de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans quelques jours, s&#8217;amorceront les audiences publiques de la commission parlementaire spéciale sur le droit de mourir dans la dignité. Pas tout à fait un sujet léger en ce long congé, j&#8217;en conviens. Mais à moins d&#8217;être seul(e) au monde, &#8230; <a href="http://www.chroniquesdupatio.ca/2010/09/05/regarder-la-mort-en-face/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans quelques jours, s&#8217;amorceront les audiences publiques de la <a href="http://www.assnat.qc.ca/fr/actualites-salle-presse/nouvelle/actualite-21205.html">commission parlementaire spéciale sur le droit de mourir dans la dignité. </a>Pas tout à fait un sujet léger en ce long congé, j&#8217;en conviens. Mais à moins d&#8217;être seul(e) au monde, nous ferons tous face éventuellement au décès d&#8217;un proche. Et le débat amorcé dans la presse cette semaine entre des spécialistes de soins palliatifs me laisse songeuse. Particulièrement parce que nous ne sommes plus particulièrement habiles à débattre entre nous: les québécois sont frileux quand vient le temps de débattre posément de sujets litigieux.</p>
<p>Fait-on ce débat maintenant parce que les coûts des soins de santé explosent? Si c&#8217;est le cas, je souhaiterais qu&#8217;on questionne aussi notre volonté de sauver à tout prix de grands prématurés. Je ne dis pas qu&#8217;il ne le faut pas: enceinte, si j&#8217;avais accouché à 20 semaines, j&#8217;aurais souhaité qu&#8217;on tente tout, au détriment du bon sens je crois. Je questionnerais également sur la récente décision du gouvernement de repayer les coûts des traitements de procréation assistée. Et le manque de sous pour assurer des soins à domicile adéquats pour les personnes âgées, évitant ainsi de les &laquo;&nbsp;parquer&nbsp;&raquo; dans des centres hospitaliers de soins de longue durée avant qu&#8217;ils aient besoin de s&#8217;y trouver. Vaste réflexion, peut-être, mais qui dans ma tête, ne peut pas être dissociée. Et pour qu&#8217;on se comprenne bien, je ne gueule pas contre les décisions gouvernementales, pas plus que je ne les approuve. Je soulève seulement le point que comme société, nous refusons parfois de faire ces débats.</p>
<p>La commission m&#8217;a aussi amenée vers une réflexion plus personnelle. Quand le médecin qui soignait mon père m&#8217;a annoncé qu&#8217;il n&#8217;y avait plus rien à faire, la première chose que je lui ai demandé, c&#8217;est de s&#8217;assurer qu&#8217;il ne souffre pas. Je ne voulais pas qu&#8217;il meure, bien entendu, mais devant l&#8217;évidence, c&#8217;est la souffrance qui était devenue l&#8217;ennemie. JE ne voulais pas le voir souffrir. Je ne lui ai pas demandé ce que lui voulait. C&#8217;était ma peur, ma décision. Même au détriment de voir la mort prendre quelques jours d&#8217;avance. Avec le recul, je réalise que la ligne entre l&#8217;euthanasie et la compassion est mince. Très mince. Et que le risque de dérapage est grand.</p>
<p>Je peux décider pour moi: j&#8217;ai déjà dit à Mammouth que je ne souhaitait pas d&#8217;acharnement thérapeutique ni de traitement de dernier recours si jamais j&#8217;étais atteinte d&#8217;une maladie dégénérative ou d&#8217;une maladie qui ne pardonne pas. Mais si c&#8217;était merveilleuse merveille? Irais-je jusqu&#8217;au bout ou si par peur de faire face à sa souffrance, je choisirais d&#8217;abréger ses jours?</p>
<p>Bref, si je n&#8217;ai pas de problème avec le suicide assisté, à la Dignitas, je n&#8217;ai pas le même détachement à l&#8217;égard de l&#8217;euthanasie.</p>
<p>Je souhaite que la Commission fasse les vrais débats, dans le calme et la sérénité. Cette commission sera moins &laquo;&nbsp;glamour&nbsp;&raquo; que l&#8217;autre, mais pour moi, elle risque d&#8217;esquisser les contours de la société dans laquelle nous vivrons.</p>
<p>Entretemps, je vous invite à lire cet <a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/201008/26/01-4310120-seul-face-a-la-mort.php">excellent article </a>.</p>
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		<title>la cloche a sonné</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 15:17:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
				<category><![CDATA[tranches de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée scolaire, hier, pour merveilleuse merveille. Enrhumée et fiévreuse, un brin grognonne, elle s&#8217;est levée plus tôt que nous, a fait un dernier bricolage, s&#8217;est habillée et coiffée et est venue me réveiller pour me dire de me dépêcher. Comme &#8230; <a href="http://www.chroniquesdupatio.ca/2010/08/31/la-cloche-a-sonne/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rentrée scolaire, hier, pour merveilleuse merveille. Enrhumée et fiévreuse, un brin grognonne, elle s&#8217;est levée plus tôt que nous, a fait un dernier bricolage, s&#8217;est habillée et coiffée et est venue me réveiller pour me dire de me dépêcher. Comme nous partageons presque tout, j&#8217;avais moi aussi passé le weekend couchée, fiévreuse et j&#8217;étais grognonne itou&#8230; après tout, pourquoi je me lèverais, hein? Je suis en vacances, moûa!</p>
<p>Il y a quelque chose de rassurant, je trouve, aux rituels de la rentrée. Revoir les frimousses familières des enfants excités, constater que certains ont pris 6 pouces dans l&#8217;été,  que nos petites filles ont de plus en plus l&#8217;air de pré-ado, retrouver les profs et les éducatrices, sans compter l&#8217;indispensable madame Florence. Reconnaître des visages de parents soulagés &#8211; on les aime, nos enfants, mais la rentrée, c&#8217;est presque synonymes de vacances pour les parents!, prendre des nouvelles des uns et des autres. Voir nos petits entrer dans l&#8217;école lentement, sans se retourner, et lire sur le visage des mamans d&#8217;enfants de maternelle l&#8217;angoisse qui vous habitait il n&#8217;y a pas si longtemps. Et revenir lentement à la maison pour savourer une magnifique journée d&#8217;été, seule avec son café, sans se presser.</p>
<p>Vous me connaissez, je ne parle jamais politique. Ou si peu. Mais je vous mentirais dire que je ne suis pas assiduement LA commission. Et si je garde pour moi mes commentaires, je n&#8217;en pense pas moins que. Ouais. Comme vous le dites.</p>
<p>Pour la classe politique, c&#8217;est aussi la cloche de la rentrée qui sonne. Mais contrairement à la rentrée scolaire, je n&#8217;y trouve rien de rassurant cette année. Je ne sais plus si j&#8217;ai encore la foi que les choses puissent se replacer, que nous pouvons comme société avoir des débats sereins, ou s&#8217;il faut s&#8217;enfoncer encore plus avant de pouvoir remonter.</p>
<p>Chose certaines, en lisant les commentaires sur les blogues, les twits et autres médias &laquo;&nbsp;citoyens&nbsp;&raquo;, j&#8217;en suis à me dire que de plus en plus, nous avons les politiciens qu&#8217;on mérite. Quant on juge, condamne et/ou canonise des individus en 140 caractères, ça ne peut forcément qu&#8217;être réducteur. Il n&#8217;y a plus de place pour le recul, la réflexion ou le jugement. C&#8217;est peut-être sain pour la démocratie, mais l&#8217;est-ce pour la vérité? J&#8217;ai toujours cru, profondément, que l&#8217;information est à la base de la démocratie. Les &laquo;&nbsp;réseaux sociaux&nbsp;&raquo;, est-ce de l&#8217;information? Ou du vacarme, du tamtam, du &laquo;&nbsp;much ado about nothing&nbsp;&raquo;?</p>
<p>Il y a une réflexion à faire sur l&#8217;utilisation des réseaux sociaux et la politique. Mais je ne suis toujours pas convaincue qu&#8217;on la fasse en partant sur les bonnes prémisses.</p>
<p>Je vous laisse, j&#8217;ai une piscine à nettoyer, des vêtements à étendre sur la corde, un polar à terminer et une commission à écouter. Dieu merci, c&#8217;est les vacances!</p>
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		<title>Ce soir&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 00:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le soleil est oranger. La lumière inonde la chambre de merveilleuse merveille, lui donnant des reflets d&#8217;une statuette inca. Mince, fatiguée mais heureuse de sa journée de cheerleading. Ce soir, il ne reste que 4 dodos avant les vacances.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le soleil est oranger. La lumière inonde la chambre de merveilleuse merveille, lui donnant des reflets d&#8217;une statuette inca. Mince, fatiguée mais heureuse de sa journée de cheerleading.<br />
Ce soir, il ne reste que 4 dodos avant les vacances.</p>
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		<title>Futilités, banalités, finalités.</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Aug 2010 02:52:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fidèles lecteurs (enfin, les 3 ou 4 qui me restent!), je vous ai délaissés. Je l&#8217;admets. Et je n&#8217;ai aucune bonne raison, si ce n&#8217;est que le goût d&#8217;écrire n&#8217;y était plus. Enfin, le goût d&#8217;écrire le quotidien. Parce que &#8230; <a href="http://www.chroniquesdupatio.ca/2010/08/14/futilites-banalites-finalites/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèles lecteurs (enfin, les 3 ou 4 qui me restent!), je vous ai délaissés. Je l&#8217;admets. Et je n&#8217;ai aucune bonne raison, si ce n&#8217;est que le goût d&#8217;écrire n&#8217;y était plus. Enfin, le goût d&#8217;écrire le quotidien. Parce que je me censure énormément.</p>
<p>J&#8217;ai pas envie de vous raconter le travail, de peur que quelqu&#8217;un me lise. Pas envie de commenter la politique, parce que j&#8217;ai choisi de ne pas contribuer au cynisme ambiant. Pas envie de vous parler des finesses de merveilleuse merveille, parce qu&#8217;au fond, ses finesses ne le sont qu&#8217;à mes yeux de mouman. Je me suis même dit que je ne m&#8217;inscrirais pas à la <a title="rv des blogueuses" href="http://www.facebook.com/?ref=home#!/Bellesabloguer?ref=ts">journée des blogueuses</a>, organisée par Mammamia, et à laquelle ma <a title="wézine" href="http://www.banlieusardises.com/">voisine</a> préférée participera à titre de conférencière. Pas par manque d&#8217;intérêt, non. Mais parce que je ne me considère plus comme une blogueuse, et que je me serais sentie coupable de prendre la place de quelqu&#8217;une qui a le feu sacré.</p>
<p>Mais invariablement, août me ramène au clavier. D&#8217;abord pour laisser une trace de l&#8217;anniversaire de ma merveilleuse merveille. Johanne a raison, c&#8217;est un cadeau pour elle, tous ces mots sur la toile. Et puis parce que août est aussi teinté d&#8217;une certaine tristesse. Dans quelques jours, ça fera 17 ans qu&#8217;il est parti. Et qu&#8217;écrire est encore le meilleur moyen pour chasser ce trop plein d&#8217;émotions.</p>
<p>Août a une odeur, une couleur et une saveur particulières. L&#8217;odeur des fleurs qui commencent légèrement à faner, dans cet été anormalement sec. L&#8217;odeur aussi de la mer, des vacances dont nous arrivons sur le bord du fleuve, ou nous avons partagé une magnifique maison à Métis-sur-Mer avec des amis. Une maisonnée pleine d&#8217;enfants, de rires, de pleurs, de cris, de rappels à l&#8217;ordre (on ne court pas dans les escaliers!) et d&#8217;apéros partagés.</p>
<p>La couleur du soleil qui disparait plus tôt, le vert un peu plus pâle des arbres, mais aussi les couleurs flamboyantes des fleurs et des étals des marchands de fruits et légumes. La couleur d&#8217;une nuit sans nuages, avec un ciel parsemé d&#8217;étoiles, filantes ou non. La dernière nuit à Métis, nous avons levé les enfants pour qu&#8217;ils viennent voir ce ciel magnifique. Il faisait froid, nous avons fait un cercle de chaleur, et jamais leçon d&#8217;astronomie n&#8217;a été aussi profitable. Même la Voie lactée nous a fait un salut!</p>
<p>Et le maïs, cet été, est particulièrement goûteux. Sucré, juteux, cuit à peine quelques minutes, c&#8217;est comme croquer dans le bonheur. Et quand on y rajoute des framboises cueillies chez la cousine, près de la ferme familiale des Mammouths, que les enfants ont les joues barbouillées de rouge et continuent à dire qu&#8217;ils n&#8217;en ont mangé qu&#8217;une, on ne peut que les croire. Sur parole.</p>
<p>Août a aussi des sons qui lui appartiennent en propre: les grillons, les soirées sur la terrasse des voisins, les cris lointain des joueurs de baseball au parc voisin, les annonces de la programmation automnale des chaînes télévisées. Les fournitures scolaires qu&#8217;on commence à rapailler,  le froissement des feuilles et les manuels qu&#8217;on recouvre de papier qui griche.</p>
<p>Cette version 2010 de mon mois préféré n&#8217;a pas failli à la tradition. Du bonheur &#8211; un nouvel emploi pour Mammouth -, de la tristesse &#8211; le décès bête et tragique d&#8217;un ancien collègue cette semaine, et des souvenirs à engranger pour les jours de froid et de grisaille. Bref, des futilités, des banalités et quelques finalités. Pas de quoi écrire un roman, mais certainement matière à dépasser le twitt et l&#8217;entrée sur FB. Et à lever un verre à la santé de la journée que nous venons de passer, en souhaitant qu&#8217;il y en ait tout plein d&#8217;autres.</p>
<p>Je souhaite retrouver tout le plaisir que j&#8217;avais à venir vous écrire, fidèles lecteurs. C&#8217;est pas encore tout à fait ça, mais ça pourrait être ça. Entretemps, permettez-moi de vous remercier de votre fidélité. Dommage que je ne sois pas une carte Air quelquechose: vous auriez accumulé des zillions de points bonis!</p>
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		<title>Huit ans. Déjà 8 ans.</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 12:39:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Demain, ma toute belle rebelle, tu auras 8 ans. Huit ans qu&#8217;à chaque matin, j&#8217;ouvre les yeux sur un monde différent, sur ton monde à toi, sur notre monde à nous. Huit ans que je m&#8217;émerveille d&#8217;être ta mère. Huit &#8230; <a href="http://www.chroniquesdupatio.ca/2010/08/11/huit-ans-deja-8-ans/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Demain, ma toute belle rebelle, tu auras 8 ans.  Huit ans qu&#8217;à chaque matin, j&#8217;ouvre les yeux sur un monde différent, sur ton monde à toi, sur notre monde à nous. Huit ans que je m&#8217;émerveille d&#8217;être ta mère. Huit ans que je suis exaspérée parfois, au bout de mon souffle parfois, au bout de ma patience parfois, mais jamais au bout de mon amour pour toi. </p>
<p>Tu es ma merveilleuse merveille à moi. Tu m&#8217;as appris tellement, depuis cette journée de canicule d&#8217;août. Tu m&#8217;as d&#8217;abord appris la relativité: il n&#8217;y a rien de grave, sauf si ça t&#8217;arrive à toi, si ça t&#8217;affecte. Tu peux être insupportable, tu es en santé, tu es intelligente, brillante. Trop parfois. Tu m&#8217;as ensuite appris la reconnaissance et la gratitude: tu es en santé, tu es intelligente, nous avons une belle vie. Pas exempte d&#8217;angoisses ni de crises du quotidien, mais une belle vie. Un toit sur la tête, de la bouffe plein le frigo, des sorties et même des vacances en Gaspésie: que demander de plus, hein?</p>
<p>Oui, tu es différente. Pas toujours facile à gérer, pas encore totalement en contrôle de ton bouillant caractère et de ces émotions qui parfois t&#8217;emportent toute entière. En même temps, tu es câline, et rien ne peut remplacer ces moments ou tu viens blottir ton petit corps contre le mien, en murmurant &laquo;&nbsp;Maman, je t&#8217;aime&nbsp;&raquo;. Mais tu es surtout complexe et multiple: une pitoune tellement girly girl, qui est revenue de chez sa grand-maman avec un grand sac d&#8217;affaires de fille, les ongles d&#8217;orteil écarlate et ceux des doigts mauve pétant, qui se change 3 fois par jour et qui se peigne pendant de longues minutes devant le miroir, en pratiquant son sourire dévastateur; une sportive, future championne de gym, qui a découvert le cheerleading et le trampoline et qui rêve d&#8217;en faire un métier; une marsouine de piscine de banlieue qui a bravé le froid du St-Laurent pour se baigner comme les grands. </p>
<p>Je suis fière de toi. La semaine dernière, en voyage, tu t&#8217;es assise au resto et tu as lu le journal, en attendant le repas. J&#8217;en connais pas beaucoup, des beachbumettes de 8 ans, qui lisent le journal au resto. Et qui me réplique qu&#8217;on ne pourra pas aller à la plage d&#8217;Oka, parce qu&#8217;il y a des &laquo;&nbsp;tensions, maman&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Je t&#8217;aime, ma toute belle rebelle. Même quand tu crois que tu as 16 ans et non 8. Même quand tu me défies du regard et que tu sors une réplique assassine, digne de &laquo;&nbsp;beautés désespérées&nbsp;&raquo;. Même quand je dois me retenir pour ne pas hurler moi aussi, ou pouffer de rire. Je sais que des années difficiles nous attendent, et qu&#8217;en bonnes filles de feu, toi et moi ferons des étincelles. Tu vivras ton adolescence, je vivrai ma ménopause, et ton pauvre père se cachera loin de nous! Nous nous affronterons, nous nous disputerons, tu me détesteras, je regretterai peut-être quelques secondes de m&#8217;être embarquée dans l&#8217;aventure de la maternité. Tu te réfugieras en pleurant chez ta meilleure amie, j&#8217;en ferai autant. Je sévirai, tu résisteras. Et j&#8217;espère qu&#8217;un jour, nous nous retrouverons, une fois la tempête passée, proches et complices.</p>
<p>Je t&#8217;aime parce que tu es ma fille. Et que malgré tout, envers et contre tout, je serai toujours ta mère. </p>
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		<title>Tout va très bien, madame la Marquise&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 18:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
				<category><![CDATA[tranches de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Un seul printemps dans une année&#8230; une seule jeunesse dans une vie. Simone de Beauvoir Bon, je me fais rare, je sais. Mais les méchants microbes ont eu raison de moi: une infection dentaire, une grippe d&#8217;homme (comme j&#8217;ai été &#8230; <a href="http://www.chroniquesdupatio.ca/2010/02/27/tout-va-tres-bien-madame-la-marquise/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><em>Un seul printemps dans une année&#8230; une seule jeunesse dans une vie.</em></p>
<p><em> Simone de Beauvoir</em></p></blockquote>
<p>Bon, je me fais rare, je sais. Mais les méchants microbes ont eu raison de moi: une infection dentaire, une grippe d&#8217;homme (comme j&#8217;ai été vaccinée contre la H1N1, j&#8217;en déduis que j&#8217;ai choppé la H2N2!), une infection urinaire&#8230; C&#8217;est peut-être bon pour la ligne, mais pour le moral, c&#8217;est l&#8217;enfer. Passer 5 jours au lit, être dépendante (quel horrible mot!!!!!) de la gentillesse de Mammouth, gérer ou plutôt essayer de gérer le bureau de la maison&#8230; Bref, c&#8217;était pas la joie. Mais en même temps, ce n&#8217;est rien en comparaison avec ce que d&#8217;autres vivent et je n&#8217;ai pas à me plaindre.</p>
<p>Il y a un an tout juste, j&#8217;étais à Disney en compagnie de Merveilleuse merveille et de ma maman. Aujourd&#8217;hui, je suis seule à la maison avec Mammouth, Merveilleuse passant la semaine chez sa grand-maman. C&#8217;est une période de grands changements: ma mère quittera bientôt sa maison pour un condo, et entre deux boîtes, elle et merveilleuse se refont des souvenirs pleins de larmes mais aussi gorgés de joies. La petite aide la grande à faire un certain deuil de sa vie dans cette maison, et participera cette semaine à l&#8217;achat de nouvelles choses pour la nouvelle maison de grand-maman. Pour ma mère, même s&#8217;il s&#8217;agit de sa décision et qu&#8217;elle la prend en toute connaissance de cause, c&#8217;est aussi tourner une page importante de sa vie, et faire un pas de plus en direction de l&#8217;étape ultime. Et pourtant, la maison restera la maison familiale, puisque c&#8217;est mon frère qui l&#8217;habitera désormais. Mais ce sera &laquo;&nbsp;chez parrain&nbsp;&raquo;, et plus &laquo;&nbsp;chez grand-maman&nbsp;&raquo;. J&#8217;ai expliqué à Merveille qu&#8217;une maison, c&#8217;est plus que 4 murs et un toit (<a href="http://www.micheldumais.com/2008/04/23/le-jargon/">c&#8217;est aussi une sumpomp, hein, chéri!)</a>, mais que le plus important, ce sont les gens qui y habitent. Et les souvenirs.</p>
<p>Parlant de souvenirs, j&#8217;ai pris hier un lonnnnnnnnng café avec un très vieil ami que je n&#8217;avais pas revu depuis la naissance de merveille. Quel moment agréable. On s&#8217;est mis à jour sur nos vies, mais on a surtout renoué avec cette qualité de discussions que nous avons toujours eues. À une certaine époque, je m&#8217;imaginais très bien finir ma vie avec lui (il l&#8217;apprendra en lisant ce blog, et je le vois s&#8217;étouffer dans son thé!), mais si c&#8217;était arrivé, Merveille ne serait pas ici. Ça m&#8217;a confortée dans l&#8217;idée que dans la vie, il n&#8217;arrive rien pour rien. Pas que tout est prédestiné, écrit d&#8217;avance. Non. Mais que les choix qu&#8217;on fait ou qu&#8217;on ne fait pas nous amène ailleurs. Au fond, il suffit d&#8217;être disponible tant à ce qui peut arriver qu&#8217;à là ou ça doit nous amener. On a parlé de ça, d&#8217;amis communs et de plein d&#8217;autres choses. Je suis repartie de là légère, heureuse de ma vie et des choix que j&#8217;ai fait.</p>
<p>Le printemps arrivera bientôt &#8211; faut avoir la foi, à voir la neige tomber en gros rideau depuis tout à l&#8217;heure et la tempête de vent essuyée hier à Québec!, et ma jeunesse est peut-être loin, mais je l&#8217;ai vécu pleinement, et non, rien de rien, non, je ne regrette rien.</p>
<p>Entre le printemps de ma fille et l&#8217;automne de ma mère, j&#8217;en suis à vivre un bel été, comme un mois d&#8217;août ou je récolterai bientôt les fruits de tout ce que j&#8217;ai planté au cours des 25 dernières années. Vient-en, la cinquantaine! Tu me fais pas peur! <img src='http://www.chroniquesdupatio.ca/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Sans mots. Toujours sans mots.</title>
		<link>http://www.chroniquesdupatio.ca/2010/01/23/sans-mots-toujours-sans-mots/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 19:57:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
				<category><![CDATA[tranches de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai écouté hier soir l&#8217;excellent spectacle &#171;&#160;Ensemble pour Haiti&#160;&#187;. Un excellent spectacle, une générosité touchante. Un élan de solidarité, une voix unique devant ce malheur assorti d&#8217;une résilience extraordinaire. Au final, la tragédie qui accable Haiti a fait ressortir ce &#8230; <a href="http://www.chroniquesdupatio.ca/2010/01/23/sans-mots-toujours-sans-mots/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai écouté hier soir l&#8217;excellent spectacle &laquo;&nbsp;Ensemble pour Haiti&nbsp;&raquo;. Un excellent spectacle, une générosité touchante. Un élan de solidarité, une voix unique devant ce malheur assorti d&#8217;une résilience extraordinaire. Au final, la tragédie qui accable Haiti a fait ressortir ce que nous avons de meilleur. La vraie question, cependant, c&#8217;est combien de temps nous serons encore pleins de bons sentiments.</p>
<p>Quelques voix discordantes, quelques gérants d&#8217;estrade qui ne sont probablement jamais sortis du pays mais qui savent, eux, comment organiser le chaos. À lire les commentaires sur certains blogues, je me dis que parfois, juste parfois, la race humaine me décourage et m&#8217;exaspère. Puis, un Luck Merville qui parle du fond du coeur sans prêcher la bonne parole, un Denis Coderre qui ne fait pas de politique avec le malheur, des millions de dollars amassés à coup de 5$ et de 10$, et voilà que je reprends espoir.</p>
<p>De l&#8217;espoir, par contre, il n&#8217;y en a plus pour Serge, dont on a retrouvé le corps hier. Je l&#8217;ai cotôyé au Québec et à Ottawa. Un homme solide, une fin horrible. Christiane, dans son communiqué, dit que Serge est mort en faisant ce qu&#8217;il aimait. Ça console, ça atténue la peine, mais ça ne fait pas disparaître la trise réalité.</p>
<p>Et puis il fait beau. Enfin, un peu de soleil, comme pour nous rappeler que malgré tout, &laquo;&nbsp;over the rairbow, blue birds fly&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>L&#8217;horreur. Sans mots.</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 15:59:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
				<category><![CDATA[tranches de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis mercredi, je cherche. Comment exprimer l&#8217;horreur, la compassion, la peine, l&#8217;angoisse? Comment faire pour se donner l&#8217;impression qu&#8217;on est pas totalement inutile? Donner? Oui, donner généreusement. Prier? Oui, même si je me dis que si Dieu existe, il est &#8230; <a href="http://www.chroniquesdupatio.ca/2010/01/17/lhorreur-sans-mots/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis mercredi, je cherche. Comment exprimer l&#8217;horreur, la compassion, la peine, l&#8217;angoisse? Comment faire pour se donner l&#8217;impression qu&#8217;on est pas totalement inutile? Donner? Oui, donner généreusement. Prier? Oui, même si je me dis que si Dieu existe, il est totalement injuste envers ce peuple. Après les inondations, après Jeanne, pourquoi faire trembler la terre?</p>
<p>Je n&#8217;ai pas les mots. Je songe à cet homme que je connais, dont on est sans nouvelles, et à sa famille. Comment tolère-t-on l&#8217;attente?</p>
<p>Je songe aussi à ces enfants qui demain seront sans parents. Est-ce une solution que de leur ouvrir nos coeurs, nos maisons? Pour se donner bonne conscience?</p>
<p>Je n&#8217;ai pas les mots. Juste une conscience aigue de notre bonheur.</p>
<p>J&#8217;écoute Louis Lemieux et Dany Laferrière. Ils ont les mots, la compassion et l&#8217;intelligence du coeur. Ça apaise. Tout comme les bras de Merveilleuse merveille, qui a préparé des petits mots pour les petits haitiens, qu&#8217;on &nbsp;&raquo; leur enverra quand le facteur recommencera à passer, hein maman &laquo;&nbsp;.</p>
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		<title>Montée de lait</title>
		<link>http://www.chroniquesdupatio.ca/2009/12/26/montee-de-lait-3/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 23:27:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-José</dc:creator>
				<category><![CDATA[tranches de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez passé un bon Noël? Ici, c&#8217;était plutôt formidable. Comme à l&#8217;habitude, on a acheté les cadeaux et les provisions à la dernière minute (vive l&#8217;adrénaline!), le Père Nowel est passé dans la nuit et a vidé son assiette, &#8230; <a href="http://www.chroniquesdupatio.ca/2009/12/26/montee-de-lait-3/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez passé un bon Noël? Ici, c&#8217;était plutôt formidable. Comme à l&#8217;habitude, on a acheté les cadeaux et les provisions à la dernière minute (vive l&#8217;adrénaline!), le Père Nowel est passé dans la nuit et a vidé son assiette, laissant des miettes de biscuits et de carottes, mais cette année, comme les grands n&#8217;étaient pas avec nous, l&#8217;arbre n&#8217;était pas enseveli sous les cadeaux. Les cadeaux, ils y seront au Jour de l&#8217;An, quand toute la famille sera réunie, incluant les grands-mamans.</p>
<p>Hier, nous avons reçu à souper. Des gens qui, pour toutes sortes de raisons, n&#8217;avaient rien à faire en ce 25 décembre au soir. Des gens de tous horizons, qui ne se connaissaient pas entre eux. Des enfants fatigués qui ont tenu le coup. Des adultes qui se sont retrouvés autour de conversations tantôt artistiques, tantôt politiques, tantôt technologiques. Et comme le veut la tradition, c&#8217;est à la tourtière, la vrâ, celle du Saguenay, que nous avons initiés et/ou régalés nos amis. Une bien belle soirée, remplie de chaleur humaine et d&#8217;amitié. Une soirée comme je les aime.</p>
<p>Alors pourquoi ce titre?</p>
<p>Ce matin, en lisant ma Presse, je tombe sur cet article:</p>
<p><a href="http://http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/200912/26/01-934165-adieu-semaine-de-quatre-jours-a-lecole.php">http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/200912/26/01-934165-adieu-semaine-de-quatre-jours-a-lecole.php</a></p>
<p>Et plus je lis, plus la moutarde me monte au nez. Mettons d&#8217;abord quelque chose au clair: non, je ne suis pas objective. Mes parents ont tous les deux enseigné,  je suis issue du monde de l&#8217;enseignement. Pour moi, être prof, c&#8217;est une vocation, pas une job. J&#8217;admire ces gens qui ont le mandat d&#8217;apprendre à nos enfants à lire, écrire, compter. Qui leur donne 100 fois plus que la matière obligatoire. Je reconnais la lourdeur de la tâche, et je n&#8217;ignore pas qu&#8217;elle est de plus en plus difficile.</p>
<p>Mais bâtinsse! Nommez-moi un femme qui ne rêve pas de faire du 4 jours semaine????? Nous courrons toutes après notre temps, en essayant de conjuguer vie professionnelle et vie familiale. Mais combien d&#8217;entre nous avons la possibilité de le faire? Non, je ne tomberai pas dans la démagogie de bas étage, mais combien d&#8217;entre nous avons plusieurs semaines l&#8217;été, finissons à une heure raisonnable? Je sais, vous m&#8217;argumenterez qu&#8217;elles sont de la correction à faire, qu&#8217;elles préparent la journée du lendemain, que&#8230; que&#8230; Je sais. Je peux également vous nommer un certain nombre de mes collègues fonctionnaires et gestionnaires qui apportent du travail à la maison. Régulièrement. Et pas parce qu&#8217;elles ne sont pas organisées. Parce que la tâche augmente partout.</p>
<p>Au fond, deux choses me troublent: je veux bien qu&#8217;aucune étude n&#8217;évalue les impacts sur les enfants qui se retrouvent une journée par semaine avec une autre enseignante, mais je suis loin de penser, comme le psy de l&#8217;Université Laval, que c&#8217;est la même chose que les soins infirmiers. C&#8217;est tourner les coins un peu rond dans la comparaison, me semble.</p>
<p>L&#8217;autre point, c&#8217;est que je me demande si le travail a encore une valeur dans notre société. Ou si c&#8217;est plutôt un outil pour nous permettre de vivre, point. Le cas des enseignants a des aspects particuliers, mais c&#8217;est la même chose partout. Alors quand on me sort l&#8217;argument que de ne pas permettre le travail 4 jours par semaine va décourager les jeunes d&#8217;envisager cette profession, je me demande quel signal on envoie.</p>
<p>Sur ce, je retourne à mes fournaux. Joyeux temps des fêtes à vous tous, lecteurs et lectrices encore fidèles! Je reviens, promis, vous faire mes voeux de nouvel an!</p>
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