Les chroniques du patio
Archives de octobre, 2006
31 octobre, 2006
Je sais pas pour vous autres, là, mais en lisant ça, ce matin, je me suis dit que définitivement, l’humanité fait de grands progrès…
31 octobre, 2006
Est-ce l’âge? La maternité? La difficile conciliation travail/famille? Le fait que la radio de la voiture est morte depuis plusieurs mois et qu’on ne trouve jamais le temps de la faire réparer? Que j’écoute Rédio-Tralala pour le contenu informatif, comme d’autres lisent Playboy pour les textes? Toutes ces réponses? Aucune de ces réponses?
Toujours est-il qu’à défaut de l’écouter, j’ai beaucoup lu sur le Gala de l’Adisq dans les journaux d’hier. A part Ariane Moffat ou Simple Plan (difficile de passer à côté), je ne connaissais aucun des groupes ou des individus gagnants… Malaquoi? Karqui? DGchépuki pis ses p’tites culottes? Bon, c’est sûr que lorsqu’on écoute en boucle Dalida et Nicole Croisille, qu’on sent presque l’odeur du pot chatouiller nos narines en réécoutant l’Heptade, et qu’on adore préparer le souper accompagnée par Dean Martin, on est peut-être loin un brin de la musique actuelle au Québec.
Vivement que ma merveilleuse merveille délaisse Mozart et Shilvi et qu’elle me fasse découvrir la musique IN….
30 octobre, 2006
Nah, c’est pas une élection. Ni municipale. Ni provinciale. Ni fédérale.
C’est pas ma fête non plus. Mais c’est le début de ce qui pourrait devenir une belle histoire. Une histoire d’amitié. Une histoire d’amour. Une histoire de passion. Une histoire de c** NAH! Mais là, j’ai toute votre attention, non?????
Bon, alors, officiellement, après consultations de sa quintessence bloguesse de banlieue, j’ai l’insigne honneur de vous inviter au premier YMXbanlieue450nordblog! (ok, on lui trouvera un p’tit nom en temps et lieu), au Irish Pub de Rosemère. Jeudi, le 9 novembre 2006, à compter de 19h30 (on peut manger, alors les ceusses qui comme nous arriveront du centreville pourront se sustenter un brin avant de tomber dans l’alcool, le sturpe et la luxure).
J’ai l’intention d’avertir les propriétaires que nous arriverons en gang. J’apprécierais donc, lundi prochain, avoir une idée du nombre de personnes qui risquent d’envahir cet endroit plein de collégiens en goguette. Ce serait donc gentil que vous me confirmiez, ou auprès de Martine d’ici dimanche prochain, vos intentions…
Moi, j’ai très très hâte. Et vous?
Mise à jour: Dylam (dont je salue la présence sur ce patio!), me faisait remarquer à juste titre que je devrais donner les coordonnées du Pub. Alors voilà:
283, Grande-Côte
Rosemère, Quebec Canada [map]
(450) 420-0805
http://www.oneills.ca
29 octobre, 2006
Connaissez-vous un parent qui aime les jours de changement d’heure? Peu importe qu’on ajoute ou qu’on retranche, on en a pour des jours, voire des semaines à s’en remettre!
J’ai eu une pensée, ce matin, pour ma copine Martine. Déjà qu’elle et sa choupinette sont plutôt matinales…
Ici, ma merveilleuse merveille s’est réveillée à 7h00 6h00. Quant à moi, mon cadran intérieur a sonné, comme à son habitude, à 6h00 5h00. Là, il est 9h03 8h03, et je n’ai qu’une hâte, qu’il soit 10h00 9h00 et que les magasins ouvrent. Tant qu’à passer la journée à l’intérieur, aussi bien faire de l’exercice, non?
Le changement d’heure, c’est aussi le début de novembre. Je déteste novembre. Les décos d’Halloween en spécial (petit truc, achetez dès mercredi le costume de l’an prochain!) côtoient les décos nouvelle tendance de Nowel (chéri, les p’tites lumières bleues dont tout le monde parlait, l’an passé, c’est out! On jette tout à la poubelle et on attend de voir ce que la voisine installe. Après tout, on ne veut pas dépareiller le quartier, hein!)
J’hais novembre. Il fait sombre. Il fait moche. Il fait un temps de rien. Les gens sont d’humeur massacrante. D’ici quelques jours, vous verrez, on ne pourra plus se promener ou prendre un ascenseur sans entendre Celine (sans accent) ou Ginette nous chanter Nowel. Et cette année, j’aurai une petite pointe de nostalgie en entendant Fernand chanter Bonhomme hiver.
Heureusement, la résistance s’organise. En fait, la résistance sous forme de 450YMXbanlieu blog. Alors, on se décide pour une date?
25 octobre, 2006
« Maman, promets-moi que tu seras ici pour le dodo ce soir? »…. Sont où, les belles solutions promises par tous les partis politiques sur la simonac de conciliation travail/famille???? J’ai juste le goût de brailler, ce matin…
24 octobre, 2006
Cette question fort intéressante, je pourrais me la poser moi-même. Et bien oui la quarantaine, célibataire une semaine sur deux, ni trop grosse ni trop mince, bref dans la moyenne. Oui mais voilà est-ce que je peux encore plaire? En fait la question fondamentale est : « Est-ce que je crois encore assez en l’amour pour me rendre sexy au point de vouloir attirer un homme? »
Seule dans mon confort moderne, je ne suis pas sûre de vouloir me poser cette question trop souvent. Après tout, j’ai tout pour être heureuse. Deux enfants merveilleux, des amis que j’aime, un boulot intéressant… oui mais voilà, ce soir cette question que je me pose parfois, c’est ma fille de presque 8 ans qui se l’est posé. Ah! que vais-je répondre à cela et surtout qu’est-ce qu’elle veut dire par sexuelle? En 2 secondes, des visions d’horreur m’apparaissent, puis je me raisonne. Alors un sentiment de culpabilité m’envahit « comment suis-je en train d’élever ma fille? » et puis soudain, j’entrevois la lumière… « tu veux dire quoi ma chouette exactement? » « Et bien dis maman est-ce que je suis jolie ». Et bien croyez-moi, pour une fois, je ne suis pas entrée dans l’explication du mot juste pour lequel d’habitude je donne un véritable cours de français. Non, je me suis contentée d’un « oh oui, ma puce, tu es belle comme un coeur ».
Soulagée d’un côté et pourtant je m’inquiète. La semaine dernière, elle m’a demandée si elle avait de grosses cuisses. Faut-il que les soi-disant critères de beauté soient déjà dans la tête de ces si petites filles? Je ne trouve pas cela drôle du tout.
24 octobre, 2006
Un vieil oncle à moi, unioniste bon teint, se plaisait à dire que les curés de l’époque de Duplessis apostrophaient leurs fidèles, du haut de leur chaire le dimanche, en leur disant de ne jamais oublier que le ciel était bleu, et l’enfer rouge. Belle image, non?
Et qui revient dans l’actualité. Avec la probable candidature du curé Gravel pour le Bloc québécois. J’admire l’homme. Pas pour ses prises de positions, quoique courageuses. Mais parce que pour ouvertement vivre sa foi, non pas dans le petit confort ouaté du presbytère, mais dans les bagarres quotidiennes, c’est admirable. Bien sûr, le Québec n’est pas l’Amérique latine, où les gens de Dieu font quotidiennement des miracles. Mais on a tendance à se boucher les yeux sur notre propre misère. Nos pauvres ne sont pas aussi « miséreux » qu’en Afrique, mais ils existent. Nos gais ne sont pas l’objet de répression policière, du moins pas « visible », mais ils ne sont toujours pas reconnus par notre sainte-mère l’Église. Ni par les conservateurs, mais ça, c’est une autre histoire…
Bref, le curé Gravel flirte avec l’action politique. Bravo! Ca nous changera, tiens, un curé en Chambre. Je me délecte déjà des échanges avec Vic Toews…
Ceci étant dit, être Gilles Duceppe, je me garderais une p’tite méfiance. Quand on n’hésite pas à défier Benoît XVI et à encourir les foudres du Très Haut, c’est pas un chef de parti qui doit nous faire peur, hein…
Téka, ce midi, je me branche sur Bazzo.tv, où le curé Gravel est invité…
23 octobre, 2006
Avez-vous remarqué comment tout est plus compliqué le lundi soir?
Cela commence lorsqu’il faut partir du bureau et que votre patron choisit justement cette heure là pour vous parler d’un problème super important. En regardant défiler les minutes, vous imaginez déjà les embouteillages qui seront plus gros forcément puisque vous êtes en retard!
Cela continue à la garderie de Petit homme où celui-ci m’accueille en pleurant car son ami vient tout juste de lui faire mal (alors que les autres jours c’est tout juste s’il ne me dit pas « oh non pas déjà »). Ensuite, il faut absolument récupérer la marionnette qu’il a dessinée et qui se trouve au 3e étage de cette maison ancestrale. Et puis, Petit homme se remet à pleurer car un véritable drame est arrivé : on n’a pas trouvé l’extraordinaire marionnette qu’il a fabriqué avec son sac en papier. Et c’est en boudant et en pleurant que nous redescendons. Et puis là, re-drame. Il pleut dehors et il ne veut pas mouiller ses mitaines neuves du Canadien. Bref, on finit par se retrouver dans l’auto et en route pour l’école récupérer la grande soeur. Comble de malheur, un camion nous double non mais il ne faudrait quand même pas que Petit homme se vexe pour si peu… à moins que ce soit à cause de la couleur (il n’aime pas vraiment le brun).
Enfin l’école… et l’humeur de chien de la grande qui elle pense vraiment « Déjà! » et qui se met à babouner pour la circonstance (alors que je vous le rappelle nous sommes en retard). Du coup, elle traine les pieds et a tout à coup 100 000 questions à poser soit à ses amies soit à l’éducatrice.
Je vous passe les détails des devoirs qui finissent toujours par des larmes le lundi soir, du souper qui ne convient pas même si en mère organisée, vous avez prévu le plat qu’ils adorent, du bain qui est trop chaud ou trop froid (belle variante vous ne trouvez pas), de la période de jeux qui est trop courte, de l’histoire qui ne plaît pas, du dentifrice qui n’est pas bon, et j’en passe.
Bref, je hais les lundis soirs car retrouver le rythme est difficile pour tout le monde mais je me rassure, les 6 autres soirs sont tout simplement fabuleux. Vivement demain!
19 octobre, 2006
C’est bien beau, les rencontres mensuelles du Yulblog, mais c’est loin… tsé, pour les p’tites médames de banlieue, aller bambocher dans la grande ville un soir de semaine, c’est pas d’une évidence évidente. Pourtant, pour paraphraser Jacques Parizeau dans une de ses célèbres déclarations:
« Nous existons, nous aussi! »…
(ici, je vous laisse le choix entre la petite larme, le fou rire hystérique ou le haussement d’épaule désabusé)
Comme la quintessence de la madame de banlieue et moi en discutions dans notre train matinal ce matin, ce serait chouette de se faire un blogbanlieue, ne serait-ce que pour échanger nos meilleures adresses de IGA (ndlr: en banlieue, fidèles lecteurs/trices et public en délire, les petites boutiques fines et plateuses sont rares. De plus, comme la madame de banlieue vient habituellement en couple/enfants/labrador/clôture blanche, elle ne fait plus ses courses cabas au bras cheveux au vent, mais elle pousse allègrement sa poussette et son méga panier du IGA/MAXI/PROVIGO). Et pour prouver que nous ne sommes pas sectaires, si la métropole veut prendre le risque de se perdre dans le 450, ben vous viendrez itou! On prend même les gens de la banlieue lointaine, comme Québec…
Ce que j’ignore, parzemple, c’est comment je me suis ramassée « volontaire » pour organiser la chose…Alors, j’ouvre la discussion: Ca vous tente? On fait ça un jeudi soir? Au Irish Pub de Rosemère?
A 10 participant(e)s, je confirme!
PS….Madame Unetelle, on aimerait bien vous avoir à notre meeting! Sarah-Émilie itou!
19 octobre, 2006
… d’aller souper avec des copines formidables, dans un resto agréable, d’échanger des confidences et des fous-rires, de mettre la « Switchabitch » sur turbo, de laisser le stress de la semaine couler en même temps que l’excellent vin dans ton verre, en sachant que Mammouth et ma merveilleuse merveille sont bien au chaud, à la maison…
Des p’tits bonheurs comme ça, ça fait presqu’oublier tout le reste! Merci pour cette superbe soirée, les girls!
17 octobre, 2006
Depuis notre retour dans la grande région métropolitaine, je suis une fidèle usagère *wouach que c’est laid, ce mot* du transport en commun. J’aime prendre le train, même s’il me faut une heure pour me rendre au travail. Cette heure-là m’appartient. Je ne suis plus la mère de, la blonde de, l’employée de, même si le premier 15 minutes est consacré au boulot. Je m’y suis fait des ami(e)s, des gens avec qui j’aime discuter de choses et d’autres. Ou alors, je peux me plonger dans un roman, ou même, je l’avoues, dormir certains matins. D’ici quelques mois, j’envisage même devenir techno et me « grayer » d’un lecteur de CD… Nah, pas de i-pod pour moi, ben trop compliqué ces affaires-là!
Je prends également le métro, en ville, pour me déplacer d’un point à l’autre. Et même, parfois, entre le train et la maison, l’autobus municipal. Bref, j’utilise à fond ma carte de transport TRAM (TRain-Autobus-Métro).
C’est fascinant, le transport en commun. Ça vous met en contact avec plein de gens, et de microbes, fort probablement. C’est également un excellent laboratoire sur la nature humaine. Et ce soir, au lieu de vous raconter une jolie histoire, je viens déverser mon trop plein sur la nullité du genre humain.
Depuis l’effondrement du viaduc, sur ma ligne de train de banlieue, on a rajouté des trains, et des passagers. A la tonne. C’est ok, c’est ça de moins sur la route et peut-être que si la demande est forte, l’ajout de trains et de départs demeurera. Mais, pour être honnête, ça fait beaucoup de monde à l’heure de pointe. Tout le monde est fatigué, j’en conviens. Tout le monde s’est fait ch*** au travail, j’en conviens. La température est moche, ça joue sur le système, j’en conviens. Bref, tout le monde est d’une humeur de chien, j’en conviens.
Alors imaginez un p’tit bout de 4 ans, qui a le nez dans les fesses de tout le monde, qui a sa journée de gardo dans le corps et qui s’est probablement levé aux aurores pour venir à Montréal avec sa maman. Maman manifestement enceinte du prochain, pas sur le point d’accoucher mais suffisemment enceinte pour qu’on ne puisse douter qu’il ne s’agit pas là d’un excédent de poids. Petit homme chigne, il a chaud, il a soif, il est debout, il veut s’asseoir. Maman soupire, elle se dandine, parce qu’elle voit les regards exaspérés des passagers qui se disent qu’en plus, ils vont se taper le morveux qui chiale jusqu’à destination.
Pourquoi suis-je la seule à me lever et à offrir mon siège??????? Le wagon est plein de jeunes hommes dans la trentaine, le nez dans leur portable, le i-pod vissé dans l’oreille, qui font semblant de ne rien voir et qui, ostensiblement, lèvent le volume pour ne rien entendre?
Le civisme, c’est une notion disparue???? La générosité, c’est kétaine? Le geste gratuit, c’est démodé????? Pourquoi j’avais envie de gifler tous ces gens qui n’auraient pas sacrifié 20 minutes de leur temps pour aider une maman manifestement débordée? J’avais juste envie de leur dire que c’est ce petit gars qui, dans pas long, va payer leur sacrem*** de pension!
Ce soir, j’ai envie de remercier mes parents qui m’ont inculqué des valeurs « démodées » et que j’espère transmettre à ma merveilleuse merveille. Penser aux autres, dans mon livre à moi, ça vaut pas mal plus que bien d’autres choses… Et juste pour le « merci » murmuré de la maman et le sourire retrouvé du petit homme, j’ai le sentiment d’avoir fait « the right thing »…
16 octobre, 2006
Faut pas tout croire ce qu’on lit dans les journaux, hein! Et surtout, ne cherchez pas l’entrée sur la fois ou j’aurais levé la main sur ma merveilleuse merveille… Y’a une limite à confondre blogue et forums de discussions! J’expliquais à la GJ que sur les forums de discussions, beaucoup plus que sur les blogues d’ailleurs, il était probablement plus facile, sous le couvert de l’anonymat, d’ »avouer » l’inavouable socialement, comme par exemple d’avoir levé la main, ou alors de préférer donner la bouteille que d’allaiter. Ce qui explique, dans notre société aseptisée et normalisée, la grande popularité des blogues, forums de discussions, etc… Et comme les réseaux « habituels » de soutien (familles, amis, voisins) se font de plus en plus restreint, internet sert de soupape de sécurité pour évacuer, s’informer ou ventiler.
Ceci étant dit, je ne suis pas la mère de Caillou, et je revendique haut et fort mon droit à l’imperfection. Montrez-moi une seule mère qui, à bout de patience, n’a pas eu une toute petite pensée pour l’outil « pédagogique » qu’est, dans d’autres cultures, la fessée. Mais entre la pensée et le geste, y’a une marge. Tiens, d’ailleurs, la fessée serait-elle un des derniers (ou nouveaux?) tabous de la maternité?
Intéressant, comme discussion, non? Allez, profitez de l’anonymat, et commentez!
PS. Bienvenue à tous les nouveaux lecteurs/trices attiré(e)s (André Boisclair, sors de ce blog!) ici par l’article paru ce matin dans La Presse.
15 octobre, 2006
Je sais, moi aussi je me sens coupable de vous avoir abandonnés, lecteurs/trices fidèles. Mais la semaine a été dure…
Ma merveilleuse merveille s’expectorant les poumons, mammouth et moi nous sommes partagés la tâche de demeurer avec notre fièvreuse progéniture. Et, vous l’ai-je sans doute déjà dit, je carbure à la culpabilité (nous aurions dû rester ici la semaine dernière, emmitouflées dans nos draps de flanelle! Nous n’aurions pas dû sortir! Nous aurions dû barricader portes et fenêtres pour ne pas laisser entrer les microbes. J’aurais dû, au premier tousstousse me précipiter à l’urgence pédiatrique… bref, vous voyez le genre!) Et, dois-je le rajouter, j’ai une lègère tendance à l’hypocondrie, pour moi et les miens (cette toux, là, n’est-ce pas un signe de pneumonie double? Triple? La tuberculose? Pire, la consomption? – z’avez remarqué que plus personne ne consomptionne, de nos jours? La dame aux camélias est-elle la dernière consomptionnée connue? – )
Bref, jeudi dernier, devant l’insistance de la toux, je me suis enfin décidé à consulter. Picture this, comme disait Sophia
Une mère éplorée (bon, bon, j’admets: échevelée, pas éplorée… m’enfin… on s’enfargera pas dans un détail surtout s’il est dramatique, hein!)
Une merveilleuse merveille fiévreuse, se crachant les poumons à coups de sécrétions (ma copine scénariste me dit toujours que la « réalité » se cache dans le détail, alors allons-y pour le détail)
Une salle d’attente frette d’une clinique médicale de quartier, remplie de microbes déposés sur des gens peu sympatiques (enfin, ils étaient probablement sympathiques, mais bon, on s’en fout un peu, hein!)
46 minutes d’attente (M’sieur Couillard, attendez-vous à une lettre détaillée, accompagnée d’une mise en demeure de ma part, donnez-moi juste le temps de contacter le monsieur avocat qu’on voit tous les jours à la télé, là…. Nah! Pas Claude Archambault, il est trop occupé avec Michèle Richard! Mais laissez-moi vous dire, m’sieur Couillard, que 46 minutes d’attente pour une mère angoissée, c’est une É-T-E-R-N-I-T-É!!!!!).
Un papier pour aller passer une radio (y’a un p’tit murmure dans la poumon, qu’elle me dit, la gentille docteure… un p’tit murmure! UN P’TIT MURMURE!!!!!)
Une clinique de radiologie débordée (il est 9h34, et le prochain rv est à 16h35! Rendu là, le murmure sera un bruit de torrent!!!!)
Une radio finalement prise à 19h06, puis un retour à la clinique en espérant qu’il y aura toujours de la place… (quelle angoisse, hein! Vous la sentez, ici, la tension dramatique? Non? Même pas un petit peu??? Allez, faites un effort, tudieu!)
Un médecin disponible! (Ici, vous me permettrez une légère disgression dans la réalité. Ou devrais-je dire dans la téléréalité: la réceptionniste de la clinique m’a dit que depuis que Occupation double – ou est-ce Loft story? a recommencé à la télé, la clinique est mystérieusement vide de 18h45 à 20h00, à l’exception de parents qui, comme nous, n’avons plus le temps de nous intéresser à ces ados attardés dénudés de corps comme d’esprit!)
Un verdict: un début/fin de pneumonie et/ou de bronchite… Avec ou sans antiobiotiques, c’est selon… Merveilleuse merveille n’étant jamais malade, c’est avec angoisse que j’ai supplié le doc de me conseiller. On est finalement allé avec un antiobiotique qui, je dois l’avouer, fait des merveilles!
Décidémment, dure semaine… Et je vous raconte pas le bureau qui, comme chacun le sait, n’arrête pas de tourner. Vous m’en reparlerez d’essayer de calmer un individu sur le bord de la crise d’apoplexie pour une niaiserie, entre deux quintes de toux déchirantes de ma merveille…
C’est quand, la semaine de relâche, donc?????
8 octobre, 2006
Il fallait les voir les quarantenaires cet après-midi entourées de leur marmaille en train de ramasser des courges dans un champ plus grand que le stade olympique. Pas trop de larmes, pas trop de cris, beaucoup de terre et des rires. Pas pire les barouettes, bien pleines. C’est toutes fières, le triceps gonflé qu’elles pensaient en choeur que Josée Lavigueur n’avaient qu’a aller se rhabiller lorsqu’elles l’ont vue : la pitoune de 20 ans aux seins surélevés accompagnée de ses 2 gorilles qui se penchaient pour ramasser les courges au gré des désirs de la mistinguette. ok souvent Monsieur Univers n’a pas de tête alors Marie a pensé a Mammouth et je me suis dit que finalement ils sont bien loin mes 20 ans!
8 octobre, 2006
La plaisir, avec les vraies amies de filles, c’est de se retrouver pour se parler des vraies affaires. Même si on ne s’est pas vues depuis des mois, même si on vie dans deux villes différentes, c’est ce plaisir unique que nous retrouvons, Isabelle et moi, à chaque fois.
Et suffit d’un apéro, d’un verre ou deux d’un bon rouge (et je vous raconte pas quand elle ramène son élixir de l’Ile de la Réunion, à base de liqueur de goyave…*soupir*), pour qu’on retombe dans nos vieilles pantoufles et qu’on se cause de nos joies, nos peines et nos découvertes depuis la dernière fois. Parfois sous l’oeil de mammouth, qui n’est pas trop sûr de vouloir écouter.
Hier soir, après que les enfants soient couchés, devant un expresso, nous nous sommes mises à disserter sur les « joies » de la quarantaine. Oui, nous sommes plus matures, moins angoissées, on assume. On assume. En surface, on assume. Bien vite, nous sommes tombées (et c’est le cas de le dire!) sur les côtés sombres de la quarantaine. Et là, je vous dis pas, le délire.
Au palmarès des « désagréments » (et pas nécessairement dans l’ordre):
- la « craque » qui plisse…
- l’oeil qui a besoin d’une rallonge
- les deux seins qui sont en compétition pour savoir lequel atteindra le nombril le premier (j’avais écrit le genou, mais devant l’air scandalisé d’Isa, qui demande qu’on lui laisse une chance, on y va pour le nombril)
- les rides d’expression
- les « bouffées de chaleur »
- la nuit blanche qui ne s’efface pas après le 3e café
Mais ma préférée:
LE BYE-BYE MOU (bon, puisqu’il faut vous faire un graphique, dites-vous bien que passé 40 ans, vous ne pourrez plus jamais faire byebye sans vous rendre compte que le dessous de votre bras se démène comme un plat de jell-o semi-pris). Passé 40 ans, vous apprendrez le byebye de duchesse du carnaval, ou seul le poignet s’agite de gauche à droite dans un gracieux mouvement de reine-mère.
Si on survit à la déprime qui suit cette énumération, c’est que décidément, notre sens de l’humour peut nous aider à traverser toutes les crises!
5 octobre, 2006
Avec l’automne qui arrive, va falloir penser à « serrer » l’été dans le cabanon. Or, sans chaises en résine de synthèse, sans bbq, sans la vue sur la piscine, que reste-t-il du patio?
On y va pour l’abri tempo? On déménage les chroniques au sous-sol familial? Hum… on ferme pour l’hiver?
Tiens, on réfléchit pis on vous revient là-dessus…
4 octobre, 2006
Vous ai-je déjà dit que parfois, ma vie est compliquée? Que la bêtise humaine ne cessera jamais de m’étonner, moi qui en ai pourtant tellement vu? Que parfois, juste parfois, il me passe par l’esprit d’être méchante, vraiment méchante? (et que j’ai le potentiel pour, comme on dit che-nous!)…
Twilight zone depuis une semaine. Y’a des choses que je ne m’explique pas de la nature humaine… Dieu merci, y’a mammouth, ma merveilleuse merveille, les copains et les copines, et ma grande amie Isa qui vient passer le weekend! A nous le dernier p’tit rosé de la saison! La maison qui sent bon, les enfants qui s’amusent et pourquoi pas, le feu dans la cheminée!
Pour tout le reste, y’a mastercard…:-)
2 octobre, 2006
Ben quoi qu’est ce qu’elle a ma gueule!
Pourquoi faut-il que cette phrase me vienne en tête lorsque je vais chez le dentiste pour le nettoyage que lui seul sait faire! Parce que je sais que cela va me coûter la peau des fesses à chaque fois qu’il va me dire qu’il y a comme un petit quelque chose qui le titille (m’a t’en faire moi des titillements à 500 douilles le gratouillis, et vous faites aussi les ongles pour ce prix là).
Non mais c’est vrai quoi! En écrivant cette chronique, j’ai la gueule de travers vu qu’il m’a gelé le gars qui sourit tellement sur sa photo de promo que j’ai envie de lui refaire le portrait tout en regardant mon portefeuille qui est devenu anorexique.
Et pourtant je suis sage comme une image allongée sur mon fauteuil la tête en bas, le rouge au front, ce qui me fait penser qu’il doit voir jusque dans mon cerveau par mes narines dilatées et gelées elles aussi tant qu’on y est. Non, je ne crie pas, ne me révolte pas, ne frémis même pas lorsqu’il me pique, me triture par le dedans ou extraque la moindre parcelle de ce qu’il a à extraire et dont je ne veux même pas entendre parler.
Je suis à la limite d’aimer cela car il est beau comme un coeur mon dentiste et j’ai des frissons jusque dans les orteils lorsqu’il me passe sa fraise.
Le pire dans tout cela c’est que je vais y retourner plutôt 2 fois qu’une. Faut être maso vous ne trouvez pas!
1 octobre, 2006
Belle soirée, hier. Non, mieux que ça: magnifique soirée. Agréable compagnie, bouffe à se rouler par terre, conversations juste assez légères, petits boires pas désagréables du tout. Bref, une soirée parfaite. Je disais à mammouth, en revenant, que notre table était tout à fait à l’image du Mourial cosmopolite que j’aime: des français *si si, avec l’accent et tout!*, des arabes, des amerloques, et nous. La conversation se faisant en alternance en anglais, en français, en franglais… Une bien belle soirée! De bien belles rencontres.
Le prétexte (puisque comme chacun le sait, sortir la médame patio de sa banlieue autrement que pour le boulot relève de l’exploit)? Un mariage. Si si! Un mariage! Et un beau mariage, entre deux hommes qui s’aiment. Et entendre Clémence, dans une salle du palais de justice frette et impersonnelle, chanter « Cet été, je ferai un jardin », je vous le jure, c’est killer pour l’oeil charbonneux! Yup, vive le mascara qui coule!
Au lunch, j’explique à ma merveilleuse merveille que papa et maman seront absents ce soir parce que nous allons à un mariage. Cet été, nous sommes tombées toutes les deux sur un couple se faisant photographier, elle dans sa belle robe blanche « de princesse, hein maman? » et lui en toxédo. Un bien beau couple. Ça a dû impressionner ma fille plus que je ne le pensais, puisqu’elle m’a demandé si la mariée aurait une robe de princesse blanche. Comme j’ai pris le parti de ne jamais mentir à ma fille (bon, sauf en cas d’urgence, ce qui représente au moins une occasion par jour, non? « Non choupette, y’a plus de bonbons.. ».c’est un cas d’urgence, non?) je lui dit qu’il n’y aura pas de robe blanche, puisque les mariés sont deux messieurs. Et là, je vois le petit hamster dans son cerveau pédaler à toute vitesse. Entre deux bouchées de carotte, elle me dit:
« Ça se peut pas, hein, maman, deux monsieurs mariés? »
« Bien sur, ma merveilleuse merveille, que ça se peut. Quand les gens s’aiment, c’est pas important si c’est deux messieurs, deux madames, un monsieur et une madame » que je lui répond, assez fière de mon exercice pédago. Après tout, il n’est jamais trop tôt pour combattre les préjugés.
Le petit hamster repart. Elle réfléchit fort, je le vois à son air concentré sur la prochaine bouchée de croquette de poulet 100% viande blanche en spécial chez Provigo.
« Mais maman, qui aura le bébé dans son bedon, alors? » qu’elle me demande…
Là, j’avoue, j’ai effectué un repli stratégique: « Tu veux de la crème glacée, pour dessert, mon adorée? »
Bon, c’est pas tant que j’ai pas envie de discuter sexualité avec ma fille, mais dites-moi, pourquoi ma fille de 4 ans associe-t-elle mariage et enfants????? C’est sûrement pas ici qu’elle a appris ça! St-Hapeur, priez pour nous!!
Entéka, la mère du marié l’a bien ri!